Méthode · Débutant

Impromptu networking

L'impromptu networking ouvre un grand groupe en trois tours de binômes debout : chacun dit le défi qu'il apporte et ce qu'il attend du groupe. 20 à 30 minutes.

  • Durée20 min à 30 min
  • Participants12 à 300
  • NiveauDébutant
  • Formatprésentiel, distanciel

· 12 min de lecture

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La salle vue de dessus. Disposition de la salle pour l'impromptu networkingUne salle sans tables où les participants se tiennent debout par deux, répartis dans tout l'espace, face à un mur où les deux questions sont écrites en grand ; le facilitateur se tient sur le côté avec le signal sonore.les deux questions, écrites en grandfacilitateur, avec le signaldebout, par deux, sans tableune chaisel'élément clédeux par deux, avec quelqu'un d'un autre servicetrois tours, trois partenaires différents
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L'impromptu networking est une structure d'ouverture où les participants, debout, enchaînent trois conversations de quelques minutes en binômes, chaque fois avec quelqu'un qu'ils connaissent peu, sur deux questions : quel grand défi apportez-vous, et qu'espérez-vous recevoir de ce groupe et lui donner ? En 20 à 30 minutes, une salle de 30 à 300 personnes se met en mouvement, chacun a parlé trois fois, et les défis qui reviennent commencent à se voir. Elle fait partie des Liberating Structures qu'on utilise en atelier, et sert à ouvrir un séminaire, une convention ou une journée qui réunit des services ou des sites qui se croisent peu.

À quoi sert vraiment l'impromptu networking

À faire parler tout le monde dès la première demi-heure, dans une salle où un tour de table est impossible. À 80, une phrase chacun prend quarante minutes, et les derniers parlent devant une salle qui décroche. En binômes, les 80 parlent en même temps. Au bout de trois tours, chacun a dit trois fois ce qui le préoccupe, à trois personnes différentes, et en a entendu trois autres.

À tisser des liens qui n'existaient pas. La seule consigne de placement est de choisir quelqu'un d'un autre service, d'un autre site, d'un autre métier. Trois tours, c'est trois fils tirés entre des gens qui ne se seraient pas parlé. Dans une organisation en silos, ou deux équipes qui viennent de fusionner, c'est souvent la première conversation directe entre des personnes qui ne se connaissaient que par mail.

À poser le sujet dès le départ. Les deux questions portent sur le travail : le défi que chacun apporte, ce qu'il attend de ce groupe et ce qu'il peut lui donner. Personne ne raconte son week-end. C'est la différence avec un jeu d'ouverture, et c'est pour ça qu'il ne faut pas le vendre comme tel : on a écrit ailleurs pourquoi on ne fait plus d'icebreakers.

Ce que ce n'est pas : un temps d'inclusion. C'est une ouverture de grand groupe, et les deux ne font pas le même travail. Dans un temps d'inclusion, chacun parle devant tout le groupe, une fois, et le groupe entend où en est chacun, le dirigeant compris. Dans l'impromptu, personne ne parle devant la salle. Le facilitateur n'entend rien, le dirigeant non plus. On gagne des liens et une première idée des défis, on perd la parole donnée à chacun devant les autres. Avec un comité de direction de dix, faites une inclusion. Avec une convention de 150 personnes, où l'inclusion complète prendrait la matinée, ouvrez en binômes.

Quand ne pas utiliser l'impromptu networking

  • Vous êtes moins de 12. Les auteurs donnent quatre comme minimum, mais sous douze vos trois partenaires sont les collègues de tous les jours, et un petit groupe a besoin de s'entendre en entier. Faites un temps d'inclusion.
  • Vous avez besoin d'entendre où en est chacun. Si la journée dépend de savoir qui vient à reculons, qui est inquiet, qui a un point à poser, les binômes vous le cachent. Ouvrez par une inclusion, même raccourcie.
  • La journée s'ouvre sur une annonce difficile. Réorganisation, départ, plan d'économies : demander à chacun « quel défi apportez-vous ? » avant d'avoir dit ce qui se passe, c'est lancer 80 conversations de couloir. L'annonce d'abord, les questions ensuite, devant tout le monde.
  • Les défis nommés ne serviront à rien ensuite. Si la suite de la journée ne reprend jamais ce qui s'est dit en binômes, les gens le voient vite. C'était un jeu, et ils le rangeront avec les autres.

Les questions qu'on nous pose sur l'impromptu networking

Comment animer un impromptu networking ?

Deux questions, trois tours de binômes debout, un signal sonore, et un court retour en plénière. Vous annoncez le principe, puis vous laissez trois minutes de réflexion en silence sur les deux questions : quel grand défi apportez-vous aujourd'hui, qu'espérez-vous recevoir de ce groupe et lui donner. Chacun se lève, trouve quelqu'un d'un autre service, et les deux répondent aux deux questions, en cinq minutes environ. Au signal, on change de partenaire, et on recommence deux fois. Pour finir, deux ou trois personnes disent en plénière ce que toute la salle devrait entendre. Les auteurs insistent sur un point : ne raccourcissez pas à un ou deux tours.

Impromptu networking ou temps d'inclusion : lequel pour ouvrir ?

L'inclusion quand le groupe tient dans un cercle et que vous devez l'entendre, l'impromptu quand la salle est trop grande et que les gens se connaissent mal. Jusqu'à une trentaine de personnes, un tour d'inclusion bien tenu dit au groupe où il en est, et ça, aucun binôme ne le fait. Au-delà de 60, l'inclusion complète devient une matinée, et l'ouverture en binômes prend le relais. Entre les deux, on peut faire les deux à la suite : trois tours de binômes pour brasser, puis une inclusion en trios, où chacun dit en une phrase où il en est.

Comment ouvrir un séminaire en grand groupe sans tour de table ?

Par une structure qui fait parler tout le monde en même temps. L'impromptu en est une, le 1-2-4-Tous en est une autre : il part d'une question de travail plutôt que du défi de chacun, et remonte en plénière de façon plus structurée. Le point commun : personne n'attend son tour, et le premier qui parle ne donne pas le ton à toute la salle. Ce qu'il faut éviter en ouverture de grand groupe, c'est la demi-heure de présentations successives, où chacun prépare sa phrase pendant que le voisin parle.

Faire connaissance en grand groupe, ça ne revient pas à un icebreaker ?

Non, parce que les questions portent sur le travail et que les réponses servent ensuite. Un icebreaker fait connaissance sur autre chose que le sujet : un animal, un souvenir, un talent caché. L'impromptu fait connaissance sur le sujet : on sait à la fin avec qui on partage un défi. Si la suite de la journée reprend ces défis, ce n'est pas un jeu. Si elle ne les reprend pas, ça le devient, et le groupe le sentira.

Quelles questions poser ?

Celles des auteurs marchent telles quelles : un défi, et un échange de ce qu'on attend et de ce qu'on apporte. Vous pouvez resserrer la première sur le sujet du jour, « quel est votre plus grand défi dans ce projet ? », mais gardez la structure en deux questions : une sur le problème, une sur ce qui circule entre les gens. Évitez les questions d'opinion, du type « que pensez-vous de la réorganisation ? » : elles transforment les binômes en sondage.

Impromptu networking en visio, ça marche ?

Oui, en sous-salles de deux ou trois, et les auteurs donnent la marche à suivre. Préférez les trios, pour que personne ne se retrouve seul dans une salle quand quelqu'un a décroché. Le brassage est plus difficile : les outils de visio mélangent mal d'un tour à l'autre, et avec un petit groupe il faut répartir les gens à la main, ce qui allonge les transitions. Donnez aux participants quelque chose à faire pendant qu'ils attendent la salle suivante, par exemple noter une phrase entendue au tour d'avant.

Et si deux personnes se retrouvent ensemble au troisième tour ?

Tant mieux, elles peuvent aller plus loin. C'est la réponse que proposent les auteurs, et elle évite de transformer le brassage en contrôle. Ce qui compte, c'est que la majorité ait changé de partenaire. Si ce sont toujours les mêmes paires de collègues qui se reforment, c'est un autre problème : la consigne de placement n'a pas été dite assez clairement.

Le déroulé de l'impromptu networking, minute par minute

Ce déroulé est calé sur 80 personnes, une salle dégagée, trois facilitateurs, 25 minutes. Les durées reprennent celles publiées par les auteurs, un peu élargies pour les transitions et le retour en plénière.

TempsCe qui se passeCe que fait le facilitateur
0 à 2 minInvitation : trois tours rapides pour rencontrer trois personnes et parler du défi qu'on apporteAnnonce le principe, fait lever tout le monde
2 à 5 minRéflexion en silence sur les deux questions affichées : le défi que j'apporte, ce que j'attends de ce groupe et ce que je peux lui donnerLit les deux questions, tient le silence
5 à 10 minTour 1 : chacun trouve quelqu'un d'un autre service ou d'un autre site, les deux répondent aux deux questionsPousse les collègues à se séparer, regarde qui reste seul et le met en binôme
10 à 15 minTour 2 : nouveau partenaire, mêmes questionsDonne le signal, rappelle de partager le temps
15 à 20 minTour 3 : nouveau partenaire, mêmes questionsDonne le signal, annonce que c'est le dernier tour
20 à 25 minÉchos en plénière : deux ou trois personnes disent ce que toute la salle devrait entendreDonne la parole, reformule en une phrase, annonce où ces défis seront repris dans la journée
La frise du déroulé de l'impromptu networkingInvitation (2 min), Réflexion en silence sur les deux question (3 min), Tour 1 (5 min), Tour 2 (5 min), Tour 3 (5 min), Échos en plénière (5 min)1223541051562025 min1Invitation · 2 min2Réflexion en silence sur… · 3 min3Tour 1 · 5 min4Tour 2 · 5 min5Tour 3 · 5 min6Échos en plénière · 5 minPhases proportionnelles à leur durée. En jaune : la phase qui fait la différence.
Le déroulé sur une ligne de temps. PDF A4 · PNG
Les tours de l'impromptu networkingÉtat 1 : premier tour, les participants parlent par deux, cinq minutes. État 2 : au signal, chacun quitte son partenaire et cherche quelqu'un qu'il n'a pas encore croisé. État 3 : deuxième tour avec un nouveau partenaire, mêmes questions ; le troisième tour se joue de la même façon.1. Tour 1 : un binômedeux questions, cinq minutes2. On change de partenairechacun cherche quelqu'un qu'il n'a pas croisé3. Tour 2 : un nouveau binômemêmes questions, autre regard
Le mouvement des personnes. PDF A4 · PNG

Ce que vous dites en salle, pendant l'impromptu networking

Une proposition de consignes, phase par phase. Dites-les avec vos mots : ce qui compte, c'est l'ordre, et ce qu'elles interdisent.

À l'invitation. « En trois tours rapides, vous allez rencontrer trois personnes que vous connaissez peu. Vous parlerez du défi que vous apportez aujourd'hui. Tout le monde se lève. »

À la réflexion. « Deux questions, trois minutes, en silence. Quel grand défi apportez-vous aujourd'hui ? Qu'espérez-vous recevoir de ce groupe, et que pouvez-vous lui donner ? »

Au premier tour. « Trouvez quelqu'un d'un autre service, ou d'un autre site. Chacun répond aux deux questions. Partagez le temps. »

Aux changements. « Merci. Changez de partenaire, avec quelqu'un que vous n'avez pas encore croisé. Mêmes questions. Si vous avez beaucoup parlé au tour d'avant, parlez moins à celui-ci. »

Au retour en plénière. « Qu'avez-vous entendu que toute la salle devrait entendre ? Deux ou trois voix, une phrase chacune. »

À la clôture. « Ces défis, on les retrouve dans la journée. Gardez en tête les trois personnes que vous venez de rencontrer. »

Quand ça dérape. Si les collègues de bureau se retrouvent : « Trouvez quelqu'un que vous ne croisez jamais à la machine à café. » Si les échos tournent au discours : « Une phrase, ce que la salle doit entendre. Le reste, vous le direz à votre binôme. »

Avant l'impromptu networking : ce qu'on prépare

Les questions d'abord. Celles des auteurs suffisent, mais le premier défi gagne à être relié au sujet de la journée, sinon les binômes parlent de tout et la plénière ne reprend rien. Écrivez les deux questions en grand, là où tout le monde les voit debout.

La salle. Un espace où 80 personnes peuvent se tenir debout par deux sans se crier dessus : repoussez les tables, ou utilisez le hall avant d'entrer en salle. Un signal qu'on entend malgré le bruit, parce qu'une salle de binômes est bruyante, et c'est bon signe. Un micro pour les échos de la fin si vous dépassez une cinquantaine de personnes.

Le cadrage avec le commanditaire. Une seule question : où les défis nommés seront-ils repris ? Dans l'atelier de l'après-midi, dans le choix des sujets d'un forum, dans les tables d'un World Café. Si la réponse est « nulle part », l'ouverture en binômes reste agréable, mais elle n'ouvre rien. Et prévenez les membres de la direction : ils circulent comme tout le monde, ils ne font pas le tour des binômes pour saluer. La page officielle, en anglais, est la fiche Impromptu Networking des auteurs.

Après l'impromptu networking : le lundi d'après

Le jour même, les défis entendus en plénière sont écrits au mur, et la suite de la journée les reprend : ils deviennent des sujets de table, des questions de sous-groupe, des propositions à trier. C'est ce qui fait la différence entre une ouverture et un jeu. En fin de journée, le 25/10 crowd sourcing peut récolter les idées nées de ces rencontres.

Dans les 48 heures, le compte rendu reprend les défis qui sont revenus, tels qu'ils ont été dits. Les auteurs proposent de prolonger avec des structures qui renforcent le réseau, ou avec les 15 % Solutions, pour que chacun parte avec ce qu'il peut faire tout de suite.

À trois semaines, au débrief à froid avec le commanditaire, une question simple : les gens qui se sont rencontrés ce matin-là se sont-ils reparlé ? C'était le but de l'ouverture, et c'est la seule chose qui dit si elle a marché.

Les pièges de l'impromptu networking, vus en vrai

Les collègues qui se retrouvent. Au signal, deux voisins de bureau se tournent l'un vers l'autre, et le brassage est mort. La consigne de placement, « quelqu'un d'un autre service », est la seule qui compte, et elle se dit à chaque tour. Les facilitateurs circulent et séparent les paires qui se reforment.

Le bavard. Dans un binôme, l'un raconte son défi pendant cinq minutes et l'autre écoute. Les auteurs proposent une parade légère : annoncer à voix haute que ceux qui ont trop parlé se rattraperont en parlant moins au tour suivant. Ça fait rire, et ça marche mieux qu'un rappel à l'ordre.

Couper à un tour. Le programme a pris du retard, et on raccourcit à un seul tour. C'est la dernière chose à rogner : un seul partenaire, c'est une conversation, pas un réseau. Les auteurs le disent sans détour, gardez les trois tours. Si vous devez gagner du temps, raccourcissez chaque tour d'une minute.

La direction en tournée. Le directeur général passe d'un binôme à l'autre pour saluer, et chaque binôme s'arrête de parler quand il arrive. Il fait l'exercice comme tout le monde, avec trois partenaires qu'il connaît peu. C'est même pour lui que les rencontres comptent le plus.

Les défis orphelins. Trois tours réussis, une plénière vivante, puis un programme qui enchaîne sur des présentations sans jamais reprendre ce qui s'est dit. Au prochain séminaire, les gens feront les binômes par politesse. Si rien ne reprend les défis, ne posez pas la question.

Adapter l'impromptu networking : distanciel, petit groupe, grand groupe

En distanciel

Ça tient en visio, en sous-salles de deux ou trois, trois tours comme en salle. Préférez les trios, pour que personne ne se retrouve seul. Le brassage est la partie fragile : les outils mélangent mal, et avec un petit groupe il faut répartir à la main, ce qui allonge chaque transition. Prévoyez trente minutes au lieu de vingt-cinq. L'hybride, une partie de la salle debout et l'autre derrière un écran, non : c'est le pire des deux mondes (voir animer en hybride).

Avec un petit groupe

Sous douze, faites une inclusion : c'est plus utile d'entendre chacun que de brasser des gens qui se connaissent déjà. À quatre, trois tours suffisent d'ailleurs pour que chacun ait parlé avec chacun, mais ce n'est plus une ouverture de grand groupe, c'est une conversation découpée en morceaux.

Avec un grand groupe

C'est son terrain. Au-delà de 50, la mécanique ne change pas, seuls le bruit et la plénière changent. Un signal puissant, un facilitateur par zone de la salle pour pousser au brassage, un micro pour les échos. Au-delà de 150, limitez la plénière à trois voix, et récoltez le reste autrement : chacun écrit en sortant, sur un post-it au mur, le défi qu'il a entendu le plus souvent.

Pour aller plus loin que l'impromptu networking

Méthodes liées

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Méthode · Débutant

Temps d'inclusion

Le temps d'inclusion ouvre un atelier ou une réunion : chacun dit où il en est face au sujet du jour, sans commentaire. 15 à 30 min, à la place de l'icebreaker.

Durée
10 min à 30 min
Participants
4 à 60
Niveau
Débutant
Format
présentiel, distanciel

Méthode · Débutant

Icebreaker rapide

Un icebreaker rapide, c'est cinq minutes debout après le déjeuner pour réveiller la salle. Un jeu annoncé comme tel, pas une inclusion, puis retour au travail.

Durée
3 min à 10 min
Participants
6 à 120
Niveau
Débutant
Format
présentiel

Méthode · Débutant

25/10 crowd sourcing

Le 25/10 crowd sourcing fait écrire à chacun une idée audacieuse, puis la fait noter par cinq inconnus : 30 minutes pour trouver les dix meilleures idées.

Durée
20 min à 30 min
Participants
15 à 150
Niveau
Débutant
Format
présentiel

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