Outil Insuffle · Avancé

Posture du facilitateur : les 12 postures, zone par zone

La posture du facilitateur change selon la zone où se trouve le groupe : 12 postures, 4 zones, une grille pour choisir en séance, 45 à 90 minutes de formation.

  • Durée45 min à 1 h 30
  • Participants1 à 12
  • NiveauAvancé
  • Formatprésentiel, distanciel

· 14 min de lecture

Ce que fait un facilitateur, en huit verbes.

La simulation d'atelier

Le déroulé de cette fiche, joué dans sa salle : 90 minutes d'atelier en moins d'une minute.

Disposition de la salle pour les postures du facilitateurTrois tables longues disposées en U face à la grille A3 des douze postures affichée au mur, la carte de la complexité à côté, douze participants assis, le formateur debout entre la grille et les tables, et l'espace du milieu libre pour les trinômes.la grille A3 des 12 postures, la carte de la complexité à côtéla grille A4, une par personneformateur, entre la grille et les tablesles trinômes, debout, au milieu12 fiches A1 à D3une chaisel'élément clétrois tables longues en U, la grille face à tousdouze facilitateurs, une fiche chacun

Comment ça marche · PDF A4 · PNG

  1. 0 à 10 min Inclusion Une phrase chacun : la dernière fois où vous étiez "trop dedans" en séance, c'était quand ? On écoute, on ne commente…
  2. 10 à 20 min Rappel de la carte Deux axes, cinq situations, vous les avez vues hier. Dites-moi aligné et noué avec vos mots. Et Exécuter n'a pas de…
  3. 20 à 35 min Chacun reçoit une fiche, la lit, et raconte une Une fiche chacun, au hasard, pas celle qui vous ressemble. Lisez-la, puis racontez une situation vécue où cette…
  4. 35 à 55 min Trinômes par zone Par trois, une zone par trinôme. L'un apporte une situation réelle, une séance qu'il n'a pas su tenir. Les deux autres…
  5. 55 à 70 min Mise en commun Chaque trinôme : où le choix a été difficile, et pourquoi ? Les cas où deux zones se disputaient la situation, ce sont…
  6. 70 à 85 min Seul Seul, quinze minutes, pour votre prochain atelier : réglez vos huit curseurs, de 1 à 5. Puis notez les deux postures…
  7. 85 à 90 min Clôture En un mot : la posture que vous allez devoir travailler. On se revoit dans trois semaines, 45 minutes, une question…

La posture du facilitateur, c'est ce qu'il fait concrètement selon l'endroit où le groupe se trouve : douze postures, réparties en quatre zones de la carte de la complexité du collectif, trois par zone. La grille sert à un facilitateur, interne ou externe, à choisir en séance ce qu'il tient, ce qu'il lâche et ce qu'il refuse. Elle se travaille en formation ou seul en préparation, de 45 à 90 minutes, de 1 à 12 personnes. C'est l'outil qu'on sort quand un client demande, avant une formation, « c'est quoi la posture de facilitation ? quelles sont les différences avec le rôle de formateur, de manager ? ».

À quoi sert vraiment les postures du facilitateur

Une responsable dans une agence régionale l'a dit mieux que moi : « ce n'est pas évident d'être à la fois dans l'animation et prendre de la hauteur. On est parfois trop dedans. » En séance, on tient la parole, le temps, le mur, et on n'a plus de place pour se demander ce qu'on fait. Alors on fait ce qu'on sait faire : on ouvre quand le groupe a besoin de converger, on tient le cadre quand il a besoin qu'on lui rende la charge.

Quatre zones, trois postures chacune. Aucune n'est bonne dans l'absolu : elle est juste, ou pas, pour cette situation-là. Les zones sont celles de la carte, celle qui répond à la question compliqué ou complexe, avec l'état du collectif en plus.

Zone A, Explorer. Problème inconnu, collectif aligné, facilitation de contenu. A1 Ouvrir le champ, A2 Tenir la divergence, A3 Faire converger. Le groupe est d'accord pour chercher, il ne sait pas encore quoi trouver : on élargit, on empêche de refermer trop tôt, on aide à refermer.

Zone B, Dénouer. Problème connu, collectif noué, facilitation de transformation. B1 Nommer l'indicible, B2 Rendre le conflit travaillable, B3 Rendre la charge au groupe. Le problème est réglé sur le papier, et rien ne bouge : on dit ce que tout le monde voit, on transforme un affrontement de personnes en désaccord de travail, on refuse de porter ce qui appartient au groupe.

Zone C, Traverser. Problème inconnu, collectif noué, facilitation stratégique puis de transformation. C1 Poser un cap provisoire, C2 Avancer par pas sûrs, C3 Tenir les deux fronts. Personne ne sait où on va et personne ne se fait confiance : un cap qu'on pourra changer, des pas qu'on ne regrettera pas, le contenu et le collectif tenus en même temps.

Zone D, Stabiliser. Plus rien ne tient, collectif indisponible, aucune des trois facilitations. D1 Reprendre la main, D2 Réduire le périmètre, D3 Rendre le temps. Stabiliser est à part : ces trois postures décrivent un facilitateur qui cesse de faciliter et qui agit. C'est assumé. La honte, ce n'est pas de reprendre la main dans une salle où plus personne n'écoute, c'est de continuer à faire semblant de faciliter. Pour un facilitateur interne, ce droit se négocie avant, en cadrage (voir les pièges).

La cinquième zone, Exécuter, n'a pas de colonne. Problème connu, collectif aligné : elle n'appelle aucune facilitation. La posture y consiste à ne pas s'inviter.

La grille sert à deux moments. En formation, pour apprendre à reconnaître la zone avant de choisir le geste. En préparation, seul, la veille : où sera le groupe, donc quelles postures je devrai tenir contre ma pente. Et la différence entre facilitateur et animateur tient dans la grille : l'animateur a une posture, la sienne. Le facilitateur en a douze, et il choisit.

Quand ne pas utiliser les postures du facilitateur

  • Vous cherchez votre style de facilitateur. « Moi je suis plutôt Ouvrir le champ » est la phrase qu'on entend le plus, et c'est l'usage inverse de la grille. Il n'y a pas de style. Il y a une situation, et la posture qu'elle appelle, qui n'est presque jamais celle qu'on préfère.
  • Le groupe est en Exécuter. Pas de colonne, et ce n'est pas un oubli : rangez la grille, et laissez-les travailler.
  • Vous n'avez pas situé le groupe sur la carte. Choisir une posture sans connaître la zone, c'est tirer au sort. Dix minutes de carte d'abord, qui ne se sautent pas.
  • Vous voulez évaluer un facilitateur. La grille n'est pas une fiche de notation. Celui qui a tenu Reprendre la main toute une séance n'a pas raté sa facilitation : il était peut-être dans une salle où plus rien ne tenait. Juger la posture sans connaître la zone, c'est juger à côté.

Les questions qu'on nous pose sur les postures du facilitateur

Quelle posture du facilitateur adopter selon la situation ?

Celle que la zone appelle, pas celle qu'on tient le mieux. Aligné devant un problème inconnu : ouvrir, tenir la divergence, puis faire converger, dans cet ordre. Noué devant un problème connu : nommer ce qui se tait, rendre le conflit travaillable, rendre la charge au groupe. Noué devant l'inconnu : un cap provisoire et des pas sûrs, sur les deux fronts. Plus rien ne tient : reprendre la main. En séance, la question n'est jamais « quelle est ma posture », mais « où est le groupe, là, maintenant ».

Postures de facilitation et curseurs de la facilitation, quelle différence ?

Les curseurs se règlent en préparation, les postures se choisissent en séance. Les 8 curseurs sont des polarités qu'on place de 1 à 5 avant l'atelier, selon l'intention : Décider ou Faire mûrir, Agir ensemble ou Porter le cap, Tenir le cadre ou Autonomie du groupe, Produire ou Explorer, Contenu ou Processus, Prendre du recul ou Passer à l'action, Ouvert ou Ciblé, Sérieux ou Énergie ludique. Aucun pôle n'est meilleur que l'autre. Les curseurs disent ce qu'on a prévu. Les postures disent ce qu'on fait quand le groupe ne suit pas le plan.

Les 12 postures du facilitateur, faut-il les connaître par cœur ?

Les quatre zones, oui. Les douze noms, non : ils reviennent seuls quand on a compris la logique, parce que les trois postures de chaque zone suivent à peu près l'ordre d'une séance. Ce qu'il faut savoir par cœur, c'est reconnaître la zone en dix secondes. Le reste est sur la grille A4, et il n'y a pas de honte à la regarder.

Quel est le rôle du facilitateur, par rapport au formateur et au manager ?

Faire émerger les réponses du groupe au lieu d'apporter les siennes. Le formateur sait, et il transmet. Le manager décide, et il porte. Le facilitateur pose la question à laquelle le groupe doit réussir à répondre, tient le cadre et le temps, et rend visible ce qui bloque. Un formateur qui se met à « faciliter » sans changer de posture continue de savoir à la place du groupe. Doux avec les personnes, dur avec les process : c'est le rôle, et il n'a pas d'autre autorité que celle-là.

Peut-on changer de posture en cours de séance ?

Il le faut, et c'est même le signe qu'on facilite. Un groupe aligné à 9 h peut se nouer à 11 h, sur une phrase de trop : celui qui continue à Tenir la divergence fait alors du contenu là où il faut de la transformation. Changer de posture, c'est le dire à voix haute : « on arrête la production cinq minutes, il y a quelque chose qu'il faut nommer ». Le groupe entend qu'on l'a vu.

Je suis manager et je facilite ma propre équipe : quelle posture ?

Une seule règle : dites laquelle vous tenez, et quand vous en sortez. Un manager peut tenir Ouvrir le champ ou Faire converger avec son équipe, sur un sujet où il n'a pas la réponse. Il ne peut pas tenir Nommer l'indicible quand l'indicible, c'est lui. Et il ne peut pas Rendre la charge au groupe le matin et reprendre la décision l'après-midi sans l'avoir dit. Pour ces zones-là, faites-vous faciliter : c'est tout le sujet de faciliter quand on est participant.

Faut-il un temps d'inclusion pour savoir dans quelle zone on est ?

C'est le meilleur détecteur qu'on connaisse. Le temps d'inclusion fait dire à chacun, en une phrase, où il en est. Des phrases sur le sujet : le collectif est aligné. Des phrases sur les autres, ou des phrases de rien : il est noué. Dix minutes d'inclusion valent la carte, quand on sait écouter. À l'autre bout, la décision par consentement fait la même chose : la façon dont les objections sortent dit dans quelle zone on a fini.

Le déroulé des postures du facilitateur, minute par minute

Ce déroulé est calé sur une session de formation de 12 facilitateurs internes, 90 minutes, un formateur, la grille A3 au mur, les 12 fiches A1 à D3 distribuées, et la carte de la complexité vue la veille. Adaptez les durées, pas l'ordre : la zone avant la posture.

TempsCe qui se passeCe que fait le facilitateur
0 à 10 minInclusion : chacun raconte en une phrase la dernière fois où il était « trop dedans » en séanceTient le tour, ne commente pas, note trois phrases au mur
10 à 20 minRappel de la carte : les deux axes, les cinq situations, Exécuter sans colonneVérifie que chacun sait dire aligné et noué avec ses mots
20 à 35 minChacun reçoit une fiche, la lit, et raconte une situation vécue où cette posture aurait été justeDistribue les fiches au hasard, pas selon les affinités
35 à 55 minTrinômes par zone : un participant apporte une situation réelle, le trinôme la situe puis choisit la posturePasse entre les trinômes, renvoie à la carte quand ils choisissent la posture avant la zone
55 à 70 minMise en commun : chaque trinôme dit où le choix a été difficile, et pourquoiFait apparaître les cas où deux zones se disputaient la situation
70 à 85 minSeul : chacun règle ses 8 curseurs pour son prochain atelier et note les deux postures qu'il devra tenir contre sa penteRappelle que les curseurs sont de la préparation, les postures de la séance
85 à 90 minClôture : une posture que je vais devoir travailler, en un motFerme à l'heure, fixe le débrief à trois semaines
La frise du déroulé des postures du facilitateurInclusion (10 min), Rappel de la carte (10 min), Chacun reçoit une fiche, la lit, et racont (15 min), Trinômes par zone (20 min), Mise en commun (15 min), Seul (15 min), Clôture (5 min)10210320435555670790 min1Inclusion · 10 min2Rappel de la carte · 10 min3Chacun reçoit une fiche,… · 15 min4Trinômes par zone · 20 min5Mise en commun · 15 min6Seul · 15 min7Clôture · 5 minPhases proportionnelles à leur durée. En jaune : la phase qui fait la différence.
Le déroulé sur une ligne de temps. PDF A4 · PNG

Ce que ça contient

  • La grille illustrée A3
  • La grille sobre A4
  • Les 12 fiches A1 à D3

Supports à télécharger

Vous pouvez imprimer et utiliser ce support dans vos ateliers. Vous ne pouvez pas le vendre, le modifier ni retirer la mention Insuffle.

Ce que vous dites en salle, pendant les postures du facilitateur

Une proposition de consignes, phase par phase. Dites-les avec vos mots : ce qui compte, c'est l'ordre, et ce qu'elles interdisent.

À l'inclusion. « Une phrase chacun : la dernière fois où vous étiez "trop dedans" en séance, c'était quand ? On écoute, on ne commente pas. J'en note trois au mur. »

Au rappel de la carte. « Deux axes, cinq situations, vous les avez vues hier. Dites-moi aligné et noué avec vos mots. Et Exécuter n'a pas de colonne : la posture y consiste à ne pas s'inviter. »

Aux fiches. « Une fiche chacun, au hasard, pas celle qui vous ressemble. Lisez-la, puis racontez une situation vécue où cette posture aurait été juste. Aucune n'est bonne dans l'absolu : elle est juste, ou pas, pour cette situation-là. »

Aux trinômes. « Par trois, une zone par trinôme. L'un apporte une situation réelle, une séance qu'il n'a pas su tenir. Les deux autres la situent d'abord sur la carte. Ensuite seulement, ils choisissent la posture. »

À la mise en commun. « Chaque trinôme : où le choix a été difficile, et pourquoi ? Les cas où deux zones se disputaient la situation, ce sont ceux-là qui nous intéressent. »

Aux curseurs. « Seul, quinze minutes, pour votre prochain atelier : réglez vos huit curseurs, de 1 à 5. Puis notez les deux postures que vous devrez tenir contre votre pente. Les curseurs, c'est la préparation. Les postures, c'est la séance. »

À la clôture. « En un mot : la posture que vous allez devoir travailler. On se revoit dans trois semaines, 45 minutes, une question : dans quelle zone étiez-vous vraiment ? »

Quand ça dérape. Si un trinôme se reconnaît dans une posture au lieu de situer le groupe : « La grille ne sert pas à vous reconnaître. Elle sert à trouver la posture que vous ne prendrez pas tout seul. »

Avant les postures du facilitateur : ce qu'on prépare

La carte d'abord. On ne travaille pas les postures avec des gens qui ne savent pas situer un groupe. En formation, la carte de la complexité se fait la veille ou le matin même. En préparation seul, on la refait en dix minutes pour le groupe qu'on va avoir.

Le matériel. La grille A3 illustrée au mur, la grille A4 sobre pour chacun, les 12 fiches A1 à D3, une par personne. Les 8 curseurs, seize affiches ou une feuille, pour la fin de session.

La situation apportée par chacun. C'est la consigne d'invitation la plus importante : venez avec une séance réelle, passée ou à venir, que vous n'avez pas su tenir. Sans situation réelle, le trinôme discute de la grille, et une grille discutée en théorie ne s'apprend pas.

Le cadrage, quand une entreprise commande la formation pour ses facilitateurs internes : deux à trois fois une heure, pour savoir dans quelles zones ces gens facilitent vraiment. Des facilitateurs internes qu'on envoie en Dénouer sans le leur dire, ça existe. Ce cadrage suit le même chemin que préparer un séminaire d'entreprise.

Après les postures du facilitateur : le lundi d'après

Le lundi d'après une formation sur les postures, c'est le prochain atelier de chaque participant. Dans les 48 heures, chacun reçoit la photo de la grille, ses deux postures notées et son réglage de curseurs. Pas de synthèse.

Dans la semaine, le premier atelier réel : chacun note, après coup, la posture prévue et celle qu'il a tenue. L'écart est la matière du débrief. Celui qui avait prévu Faire converger et s'est retrouvé à Nommer l'indicible n'a pas échoué : il a vu le groupe changer de zone.

À trois semaines, un débrief à froid en groupe, 45 minutes, une question : dans quelle zone étiez-vous vraiment, et l'aviez-vous vu à temps ? Sur le terrain, la posture juste se voit à un résultat simple : a-t-on réussi à faire participer tout le monde en réunion, y compris ceux qui, dans un groupe noué, ne parlent jamais ?

Les pièges des postures du facilitateur, vus en vrai

La posture préférée. Chacun a une pente, et la grille ne sert à rien si on s'en sert pour se reconnaître. Elle sert à repérer la posture qu'on ne prendra pas spontanément, et à la préparer.

Tenir la divergence quand il faut faire converger. Le piège de la zone Explorer, le plus courant en formation. On a tellement appris à « ne pas fermer trop tôt » qu'on ne ferme plus. À 16 h, un groupe qui a produit quarante idées et n'en retient aucune n'a pas été facilité, il a été promené. A3 existe pour ça, et il vient après A2, pas à sa place.

Nommer l'indicible à la place du groupe. B1 ne veut pas dire que le facilitateur déballe ce qu'il a compris en entretien préalable : ça, c'est une trahison, et le groupe se referme en une minute. Nommer l'indicible, c'est poser la question qui le fait sortir, et se taire. Si personne ne le dit, on note que personne ne l'a dit, et c'est déjà une information.

S'inviter dans Exécuter. Un facilitateur interne à qui l'on demande d'animer la réunion hebdomadaire d'une équipe qui tourne bien sort un temps d'inclusion, un canevas, des post-it. L'équipe perd une heure, et lui son crédit. Il fallait ne pas s'inviter, et savoir le dire au commanditaire.

Faciliter quand il faut reprendre la main. Une salle où plus rien ne tient, deux personnes qui se parlent mal devant vingt autres, et un facilitateur qui continue à poser des questions ouvertes en espérant que ça passe. Ça ne passe pas. Celui qui ne sait pas faire ça ne devrait pas être seul dans une salle nouée. Pour un facilitateur interne, reprendre la main devant sa direction a un prix. Ce droit se négocie en cadrage, avec le commanditaire. Sans ce mandat, votre geste en Stabiliser, c'est la pause, et le commanditaire qu'on va chercher.

Adapter les postures du facilitateur : distanciel, petit groupe, grand groupe

En distanciel

La grille à l'écran, les fiches envoyées la veille en PDF, une par personne, et les trinômes en sous-salles de trois, avec la carte partagée dans chaque salle. Même durée. Ce qui casse, c'est la mise en commun : en visio, les trinômes racontent leur cas au lieu de dire où le choix a été difficile. Tenez la question, et rien d'autre.

L'hybride, une partie de la promotion en salle et l'autre à distance, non : les trinômes se font d'un côté, la grille se voit de l'autre, et le formateur passe son temps à faire le pont. C'est le pire des deux mondes, et on l'explique dans animer en hybride.

Avec un petit groupe

Sous 3 personnes, il n'y a plus de trinôme : la grille se travaille seul, en préparation, la veille d'un atelier, en vingt minutes. On dessine les deux axes de la carte sur une feuille, on y pose le groupe qu'on aura demain, avec le problème du jour écrit au-dessus. On règle les 8 curseurs, de 1 à 5, selon l'intention de la séance. On choisit dans la zone les deux postures qu'on devra probablement tenir, et on écrit la phrase qu'on dira au groupe si l'on doit en changer.

Le lendemain, on ne regarde pas la feuille en séance : on la reprend le soir pour noter ce qu'on a vraiment tenu. C'est l'usage d'un facilitateur déjà formé, pour qui la grille devient un réflexe.

Avec un grand groupe

Au-delà de 12, deux formateurs, et les trinômes deviennent des tables de six, avec deux situations réelles par table. La mise en commun se fait par zone, pas par table, sinon elle dure une heure.

Au-delà de 50, ce n'est plus une formation, c'est une conférence sur la grille. On présente la carte, les quatre zones et Exécuter sans colonne, on lit trois fiches à voix haute, et on renvoie chacun à la grille en solo pour son prochain atelier. Et on le dit : sans situation réelle, la grille ne s'apprend pas.

Pour aller plus loin que les postures du facilitateur

Méthodes liées

Méthodes liées

Outil Insuffle · Intermédiaire

Compliqué ou complexe ? La carte de la complexité du collectif

Compliqué ou complexe ? La carte de la complexité du collectif croise le problème et l'état du groupe : cinq situations, trois facilitations, 30 à 90 minutes.

Durée
30 min à 1 h 30
Participants
3 à 30
Niveau
Intermédiaire
Format
présentiel, distanciel

Méthode · Débutant

Temps d'inclusion

Le temps d'inclusion ouvre un atelier ou une réunion : chacun dit où il en est face au sujet du jour, sans commentaire. 15 à 30 min, à la place de l'icebreaker.

Durée
10 min à 30 min
Participants
4 à 60
Niveau
Débutant
Format
présentiel, distanciel

Méthode · Intermédiaire

Décision par consentement

La décision par consentement adopte une proposition dès que personne n'a d'objection argumentée, en 20 à 90 minutes. Le format d'un CODIR qui doit trancher.

Durée
20 min à 1 h 30
Participants
3 à 15
Niveau
Intermédiaire
Format
présentiel, distanciel

Situations où ça sert

Insuffle Académie

Apprendre à l'animer

Insuffle Académie forme les facilitateurs internes en 3 jours, 80 % de pratique. Les outils, c'est 10 % du sujet.

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