Méthode · Intermédiaire

Élection sans candidat

L'élection sans candidat désigne une personne à un rôle en 45 minutes : chacun écrit son choix, l'argumente, peut changer d'avis, puis le groupe y consent.

  • Durée30 min à 1 h 15
  • Participants4 à 15
  • NiveauIntermédiaire
  • Formatprésentiel, distanciel

· 12 min de lecture

La salle vue de dessus. Disposition de la salle pour l'élection sans candidatNeuf chaises en cercle, sans table, la chaise de la personne proposée marquée en jaune ; un paperboard au fond avec la fiche de rôle, puis les noms et les arguments ; le facilitateur à l'écart, qui ne brigue pas le rôle.le paperboard : la fiche de rôle, puis les noms et les argumentsle cercle, sans tablefacilitateurla personne proposéeil ne brigue pas le rôleune chaisel'élément cléchacun écrit son choix avant de parlerla personne proposée parle en dernier au consentement
PDF A4 · PNG

L'élection sans candidat est une façon de désigner une personne à un rôle sans que personne ne se présente : chacun écrit le nom de celui qu'il propose, explique pourquoi, peut changer d'avis après avoir entendu les autres, puis le groupe consent à une proposition. Elle vient de la sociocratie de Gerard Endenburg et sert à une équipe de 4 à 15 personnes qui doit choisir un animateur, un pilote de chantier ou un représentant, en 30 à 75 minutes. C'est le format qu'on propose quand un rôle revient toujours au même, ou à personne.

À quoi sert vraiment l'élection sans candidat

D'habitude, un rôle se distribue de trois façons. On demande « qui veut s'en occuper ? », il y a un silence, et c'est le volontaire habituel qui lève la main, déjà débordé. Ou le manager désigne, et le désigné le vit comme une corvée. Ou on vote à main levée, et ce sont les amitiés qui comptent. Dans les trois cas, les rôles finissent sur les mêmes épaules. Des facilitatrices internes nous l'ont dit avec leurs mots : « on nous sollicite… on a vraiment l'impression qu'on est GO ».

Ce format inverse l'ordre. Le groupe part du rôle et de ses critères, pas des personnes. Chacun propose quelqu'un au regard de ces critères, et le dit à voix haute. Deux choses se produisent. Des gens entendent, parfois pour la première fois, pourquoi leurs collègues les croient capables d'un rôle qu'ils n'auraient jamais demandé. Et celui qui se serait porté volontaire entend que le groupe voit quelqu'un d'autre, avec des raisons.

Le cœur, c'est le tour de changements. Après avoir entendu tous les arguments, chacun peut changer de choix, et dit ce qui l'a fait bouger. Le nom qui sort n'est pas celui qui a le plus de voix au départ : c'est celui que les arguments ont fait monter. La fin n'est pas un vote, c'est un consentement : personne, pas même la personne proposée, n'a d'objection argumentée. C'est le même mécanisme que la décision par consentement, appliqué à une personne plutôt qu'à une proposition.

La méthode vient de Gerard Endenburg, ingénieur et chef d'entreprise néerlandais, qui a construit la sociocratie dans son entreprise à partir des années 1970, en s'appuyant sur les travaux du pédagogue Kees Boeke. L'élection sans candidat en est l'un des piliers, avec le consentement, les cercles et le double lien. Pas besoin d'adopter le reste pour s'en servir.

Elle sert quand un collectif se construit : un consortium de partenaires qui doit désigner qui coordonne, deux équipes rapprochées qui choisissent ensemble leur animateur. Pour créer un collectif, un rôle attribué par le groupe pèse plus qu'un rôle attribué par l'organigramme. Elle sert aussi au CODIR qui ne décide pas parce qu'une décision n'a jamais de porteur : on décide, puis on se demande qui s'en charge, et personne ne s'en charge.

Pour les rôles tournants d'une réunion, gardien du temps ou scribe, pas besoin de tout ça : les rôles en réunion se distribuent en deux minutes. L'élection sans candidat est faite pour les rôles qui engagent plusieurs mois. Un groupe de codéveloppement qui tourne sans animateur extérieur peut, par exemple, désigner ainsi qui tiendra l'animation pour les six prochaines séances.

Quand ne pas utiliser l'élection sans candidat

  • Le rôle n'est pas défini. Sans missions, sans critères, sans durée, chacun propose selon sa propre idée du rôle, et on élit quelqu'un pour un rôle que personne ne décrit pareil. Écrivez la fiche de rôle d'abord.
  • La hiérarchie a déjà choisi. Faire élire quelqu'un qui est déjà nommé, c'est une mise en scène. Le groupe le verra au tour des argumentaires, et ne croira plus au format.
  • Le rôle est un poste qui relève d'un recrutement. Une promotion, un poste avec un salaire et un contrat relèvent des RH et du droit du travail, pas d'un tour de parole.
  • Le groupe dépasse quinze personnes. Quinze argumentaires, un tour de changements, un tour de consentement : on dépasse l'heure et demie, et l'attention décroche.
  • Le groupe ne se connaît pas assez pour argumenter. Des gens qui travaillent ensemble depuis trois semaines n'ont pas d'arguments, ils ont des impressions. Désignez provisoirement, et élisez dans quelques mois.

Les questions qu'on nous pose sur l'élection sans candidat

Comment se déroule une élection sans candidat ?

En six temps, dans cet ordre. Le rôle : ses missions, les critères pour le tenir, la durée du mandat, lus et affichés. Le choix écrit : chacun note sur un papier « je propose [nom] », signe, sans parler. Le tour des argumentaires : chacun lit son choix et dit pourquoi, au regard des critères. Le tour de changements : chacun peut changer de choix, en disant ce qui l'a fait bouger. La proposition : le facilitateur propose le nom qui ressort des arguments, pas forcément celui qui a le plus de voix. Le consentement : tour d'objections, la personne proposée en dernier. S'il n'y a plus d'objection, elle est élue, pour la durée dite.

Sociocratie, élection sans candidat : d'où ça vient ?

De la sociocratie telle que Gerard Endenburg l'a formalisée aux Pays-Bas, dans son entreprise, à partir des années 1970. Elle repose sur quatre règles : la décision par consentement, l'organisation en cercles, le double lien entre les cercles, et l'élection sans candidat pour attribuer les rôles. On peut prendre l'élection seule : une équipe qui n'a jamais entendu parler de sociocratie peut élire son pilote de chantier de cette façon dès la semaine prochaine.

Comment choisir un responsable en équipe sans vote à main levée ?

En partant du rôle, pas des personnes. Le vote à main levée mesure la popularité, et il se joue en trois secondes : chacun regarde où se lèvent les mains des autres. Ici, on écrit d'abord, seul, puis on argumente. Un nom qui revient souvent sans argument pèse moins qu'un nom qui revient deux fois avec des raisons précises, et le facilitateur le fait remarquer. Le groupe ne choisit pas celui qu'il préfère : il choisit celui qui correspond le mieux aux critères qu'il a lui-même validés.

Élection sans candidat, déroulé : combien de temps faut-il ?

30 à 45 minutes pour une équipe de 8 à 10 personnes, si la fiche de rôle est prête. Comptez une minute par personne au tour des argumentaires, un peu moins au tour de changements, et dix minutes pour le consentement. Si le rôle n'est pas décrit avant, ajoutez une demi-heure. C'est souvent la partie la plus utile : le groupe découvre qu'il n'attendait pas la même chose du rôle.

Peut-on se proposer soi-même ?

Oui, dans la plupart des pratiques, à condition de l'argumenter comme n'importe quel autre choix. Ce qui change, c'est que personne ne fait campagne : on se propose sur le même papier, au même moment que les autres, et on explique en quoi on correspond aux critères. Le groupe entend qu'une personne a envie du rôle, et il en tient compte au tour de changements.

Pour désigner un pilote après un séminaire, ça marche ?

Oui, c'est l'un des meilleurs usages. En fin de séminaire, trois chantiers sont décidés, et il faut un pilote pour chacun. Le réflexe est de demander « qui veut ? » à 17 h, quand tout le monde est fatigué, et de repartir avec les volontaires habituels. Une élection par chantier, vingt minutes chacune avec une fiche de rôle courte, donne des pilotes que le groupe a choisis, et qu'il soutiendra. C'est l'un des gestes qui font tenir un plan d'action après le séminaire.

Et si le manager est dans le groupe ?

C'est une question qu'une facilitatrice interne nous a posée mot pour mot : « Imaginons il y a un manager dans notre groupe, est-ce qu'il y a des points de vigilance ? » Oui, deux. Au tour des argumentaires et au consentement, il parle en dernier, sinon son choix devient celui de tous. Et il dit avant de commencer s'il se réserve un droit de refus, et sur quoi. S'il se le réserve, le groupe le sait. S'il l'utilise sans l'avoir dit, le format est mort dans l'équipe.

Le déroulé de l'élection sans candidat, minute par minute

Ce déroulé est calé sur une équipe de 9 personnes qui désigne l'animateur de ses réunions pour six mois, un facilitateur qui ne brigue pas le rôle, 45 minutes. Adaptez les durées, pas l'ordre.

TempsCe qui se passeCe que fait le facilitateur
0 à 5 minLe rôle : missions, critères, durée du mandat, lus et affichésLit la fiche de rôle, n'ouvre pas encore le sujet des personnes
5 à 10 minClarification : questions sur le rôle, pas sur les personnesRépond ou fait répondre, complète la fiche au paperboard si besoin
10 à 13 minLe choix écrit : chacun écrit « je propose [nom] » et signe, sans parlerDistribue les papiers, tient le silence, rappelle qu'on peut se proposer soi-même
13 à 23 minTour des argumentaires : chacun lit son choix et dit pourquoi, au regard des critèresNote chaque nom et son argument au paperboard, fait parler le manager en dernier
23 à 28 minTour de changements : chacun garde ou change son choix, en disant ce qui l'a fait bougerNote les changements, ne commente pas
28 à 32 minProposition : un nom, justifié par les arguments entendusFormule la proposition et ce qui la fonde, en deux phrases
32 à 42 minConsentement : tour d'objections, la personne proposée en dernier, puis intégrationDemande l'argument de chaque objection, cherche l'ajustement (durée, soutien, périmètre), refait un tour si besoin
42 à 45 minClôture : le nom, le mandat, la date de fin, la date du premier pointÉcrit tout au paperboard, fait relire, remercie sans applaudissements forcés
La frise du déroulé de l'élection sans candidatLe rôle (5 min), Clarification (5 min), Le choix écrit (3 min), Tour des argumentaires (10 min), Tour de changements (5 min), Proposition (4 min), Consentement (10 min), Clôture (3 min)10253413523628732845 min1Le rôle · 5 min2Clarification · 5 min3Le choix écrit · 3 min4Tour des argumentaires · 10 min5Tour de changements · 5 min6Proposition · 4 min7Consentement · 10 min8Clôture · 3 minPhases proportionnelles à leur durée. En jaune : la phase qui fait la différence.
Le déroulé sur une ligne de temps. PDF A4 · PNG

Ce que vous dites en salle, pendant l'élection sans candidat

Une proposition de consignes, phase par phase. Dites-les avec vos mots : ce qui compte, c'est l'ordre, et ce qu'elles interdisent. Les crochets sont à remplacer par le nom du rôle ou de la personne.

Au rôle. « On ne cherche pas quelqu'un, on cherche quelqu'un pour ce rôle. Voilà ses missions, les critères pour le tenir, et la durée du mandat. Des questions sur le rôle ? Pas encore sur les personnes. »

Au choix écrit. « Sur votre papier : "je propose", un nom, et votre prénom. Vous pouvez vous proposer vous-même. Deux minutes, personne ne parle. »

Aux argumentaires. « Chacun à son tour, vous lisez votre choix et vous dites pourquoi, au regard des critères. Pas pourquoi pas les autres : pourquoi cette personne. »

Aux changements. « Vous avez entendu tout le monde. Vous gardez votre choix, ou vous en changez ? Si vous changez, dites ce qui vous a fait bouger. »

À la proposition. « Au vu de ce qui a été dit, je propose [nom] pour ce rôle, pour ces raisons-là. »

Au consentement. « Avez-vous une objection argumentée à cette proposition ? Chacun à son tour. [Nom], vous parlez en dernier, et vous avez le droit de dire non, avec vos raisons. »

À la clôture. « [Nom] tient le rôle de [rôle] jusqu'au [date]. On fait un premier point dans trois semaines. »

Quand ça dérape. Si les argumentaires tournent aux compliments : « Qu'est-ce qui, dans les critères affichés, vous fait penser à cette personne ? » Si la personne proposée dit oui trop vite : « Avec quel temps ? Qu'est-ce que vous lâchez pour prendre ce rôle ? »

Avant l'élection sans candidat : ce qu'on prépare

La fiche de rôle d'abord. Trois à cinq lignes de missions, trois ou quatre critères (une compétence, une disponibilité, une posture), la durée du mandat, et ce que le rôle ne fait pas. Elle est écrite par celui qui a le mandat de créer le rôle, ou par le groupe dans une séance précédente. Sans elle, ne lancez pas l'élection.

Le facilitateur ensuite. Il ne brigue pas le rôle, et il ne fait pas campagne. S'il est proposé en cours de route, quelqu'un d'autre prend le relais pour le tour de consentement.

Le manager. Avant la séance, on règle deux questions avec lui : participe-t-il, et se réserve-t-il un droit de refus ? Les deux réponses sont légitimes. Ce qui ne l'est pas, c'est de les découvrir en séance.

L'invitation dit quel rôle on va pourvoir, comment, et que chacun peut être proposé sans s'être porté candidat. Ça évite la surprise et la gêne de celui qui entend son nom pour la première fois devant tout le monde. Pas d'effet de surprise sur le sujet.

La salle : des chaises en cercle, sans table, un paperboard visible de tous, des papiers et des stylos. En distanciel : le chat, et la fiche de rôle partagée à l'écran.

Après l'élection sans candidat : le lundi d'après

Le lundi d'après, quelqu'un tient un rôle que le groupe lui a confié, avec des raisons que le groupe a dites à voix haute. Ces raisons sont sa première feuille de route.

Dans les 48 heures, le nom, le mandat, les dates et la liste des arguments entendus partent à tous. Dans la semaine, la personne élue commence, et dit en une ligne ce qu'elle fera en premier. À trois semaines, un point de cinq minutes : le rôle tient-il, faut-il du soutien, un ajustement du périmètre ?

Le débrief à froid, à 15 ou 30 jours, se fait avec la personne élue : qu'est-ce qui est plus lourd que prévu, qu'est-ce que le groupe ne fait pas pour l'aider ? Et à la fin du mandat, on refait une élection, avec le même processus. La personne sortante peut être proposée à nouveau. C'est ce qui empêche le rôle de devenir une propriété.

Les pièges de l'élection sans candidat, vus en vrai

Le rôle flou. Le groupe élit une « référente qualité » sans missions écrites. Trois semaines plus tard, personne ne sait ce qu'elle doit faire, elle non plus, et chacun lui reproche ce qu'il avait en tête. La fiche de rôle n'est pas une formalité, c'est ce sur quoi tout le monde consent.

Le concours de compliments. Au tour des argumentaires, on entend « parce qu'elle est super » et « parce qu'il est sympa ». Ce ne sont pas des arguments, ce sont des politesses. Le facilitateur ramène aux critères : « qu'est-ce qui, dans les critères affichés, te fait penser à elle ? »

La proposition qui compte les voix. Le facilitateur propose le nom qui a le plus de papiers, sans regarder les arguments. C'est un vote déguisé. Souvent, c'est le même nom ; pas toujours, et c'est justement quand ce n'est pas le même que le format prouve son intérêt.

Le oui par politesse. Au consentement, la personne proposée dit oui, parce qu'on ne refuse pas devant tout le monde. Son objection réelle, le manque de temps, est ravalée. Trois mois plus tard, le rôle est abandonné. Le facilitateur pose la question franchement : « avec quel temps ? Qu'est-ce que vous lâchez pour prendre ce rôle ? »

Le mandat sans fin. Pas de date de fin, et le rôle devient une propriété. Personne n'ose proposer une nouvelle élection, parce que ce serait désavouer la personne en place. Une date, toujours, et une nouvelle élection à cette date, même si tout va bien.

Adapter l'élection sans candidat : distanciel, petit groupe, grand groupe

En distanciel

Ça marche. Le choix écrit se fait dans le chat, au même signal, pour que personne ne se cale sur le premier nom qui s'affiche. Les tours d'argumentaires, de changements et de consentement se font à l'oral, caméras allumées, dans un ordre de parole écrit dans le chat, la personne proposée et le manager en dernier. Comptez le même temps qu'en salle. Pas d'hybride : c'est le pire des deux mondes, et le tour de consentement y devient inaudible pour ceux qui sont loin (voir animer en hybride).

Avec un petit groupe

À quatre ou cinq, les mêmes étapes tiennent en vingt minutes. À trois, ce n'est plus une élection, c'est une conversation ; gardez quand même le choix écrit avant de parler et les arguments, sinon le premier qui parle choisit pour les deux autres.

Avec un grand groupe

Au-delà de quinze, on ne le fait pas en une fois. On découpe en cercles de 6 à 12, chaque cercle élit son délégué avec le même processus, et les délégués élisent entre eux pour le rôle commun. C'est la logique des cercles de la sociocratie. Au-delà de 50, prévoyez un facilitateur par cercle et une demi-journée.

Pour aller plus loin que l'élection sans candidat

Méthodes liées

Méthodes liées

Méthode · Intermédiaire

Décision par consentement

La décision par consentement adopte une proposition dès que personne n'a d'objection argumentée, en 20 à 90 minutes. Le format d'un CODIR qui doit trancher.

Durée
20 min à 1 h 30
Participants
3 à 15

Méthode · Débutant

Les rôles en réunion

Les rôles en réunion (animateur, hôte, gardien du temps, scribe) répartissent ce que le manager fait seul et mal. Qui fait quoi, et pourquoi les faire tourner.

Durée
30 min à 1 h 30
Participants
4 à 15

Méthode · Intermédiaire

Codéveloppement

Le codéveloppement réunit 5 à 8 pairs, une fois par mois, autour de la situation réelle d'un seul : il expose, ils questionnent, il repart avec un plan.

Durée
1 h 30 à 3 h
Participants
5 à 8

Situations où ça sert

Insuffle Académie

Apprendre à l'animer

Insuffle Académie forme les facilitateurs internes en 3 jours, 80 % de pratique. Les outils, c'est 10 % du sujet.

Voir la formation

Insuffle

On l'anime pour vous

Vous préférez qu'on vienne le faire ? Insuffle facilite des séminaires et des temps collectifs, en Normandie, à Paris et ailleurs.

Parler à Insuffle

Vous l'avez animée et un piège manque ? Écrivez-nous, avec l'adresse de la page. Ceux qui tiennent la route finissent ici, anonymisés. Signaler un piège