Méthode · Adrien Payette et Claude Champagne, 1997

Codéveloppement

Le codéveloppement réunit 5 à 8 pairs, une fois par mois, autour de la situation réelle d'un seul : il expose, ils questionnent, il repart avec un plan.

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Le codéveloppement est une méthode où un groupe stable de 5 à 8 pairs se réunit une fois par mois pour travailler la situation réelle d'un seul d'entre eux : il expose, les autres questionnent puis proposent, et il repart avec un plan d'action. Il sert à sortir un dirigeant ou un manager de son isolement face à ses arbitrages, sans expert et sans cours. C'est le format qu'on propose quand un client nous demande « du codev » pour ses managers, et celui qu'on lui déconseille s'il cherche en fait à régler un problème d'équipe.

Disposition de la salle pour le codéveloppementSix chaises en cercle sans table, le client sur la chaise de gauche et les cinq consultants en face de lui, le facilitateur assis hors du cercle avec le chronomètre, un paperboard dans un coin pour le contrat et le plan d'action.le paperboard : le contrat, puis le plansans tablefacilitateur, hors du cercle, il tient le processle clientles consultants, les cinq autreschrono visibleune chaisel'élément clésix chaises en cercle, rien entre les gensle client à gauche, les consultants en face de lui
La salle vue de dessus. PDF A4 · PNG

À quoi sert vraiment le codéveloppement

Un dirigeant parle toute la journée et décide seul. C'est structurel, pas psychologique : personne dans son organisation n'est à la même place que lui, donc personne ne peut lui dire « moi, dans ta situation, voilà ce que j'ai fait ». Le codev répond à ce point précis. Il met autour de lui des gens qui vivent les mêmes tensions, et il organise leur regard pour qu'il serve à quelque chose.

La mécanique tient en une phrase : un client, des consultants, un facilitateur. Le client, c'est celui qui apporte une situation qu'il vit en ce moment, un projet qui bloque, une relation qui coince, une décision qu'il repousse. Les consultants, ce sont les autres membres du groupe, qui l'aident en posant des questions, puis en proposant ce qu'ils auraient tenté à sa place. Le facilitateur tient le process et ne donne pas d'avis. À la séance suivante, le client change. Sur un cycle, chacun passe.

Adrien Payette et Claude Champagne ont formalisé la méthode au Québec et publié l'ouvrage de référence en 1997, en ajoutant une chose à l'apprentissage entre pairs : une consultation en six étapes, toujours dans le même ordre. C'est cette ossature qui fait la différence avec une discussion de couloir entre collègues. Sans elle, le groupe donne des conseils en désordre. Avec elle, la personne qui expose repart avec un plan qu'elle a construit elle-même.

Un client nous a demandé « du codev », par ce nom, dans le même appel où il demandait ce qui distingue la posture de facilitation de celle du formateur ou du manager. Les deux questions sont liées : le codev est l'endroit où un manager apprend à aider sans imposer, parce qu'il passe tour à tour du rôle de celui qui expose à celui qui questionne, sur des cas réels.

Ce que ça produit, quand le cadre tient : un dirigeant qui n'est plus seul face à sa décision, une posture de questionnement qui déborde dans les réunions ordinaires, des désaccords qui se disent plus tôt. Ce que ça ne produit pas : une décision d'équipe, un plan stratégique, la résolution d'un conflit.

Quand ne pas utiliser le codéveloppement

  • L'équipe a un problème commun à résoudre. Le codev aide une personne à la fois, sur sa situation à elle. Si le CODIR doit trancher une orientation qui engage tout le monde, ce n'est pas un client et des consultants qu'il faut, c'est une proposition écrite et la décision par consentement.
  • Il y a un conflit ouvert entre deux membres. Un client qui expose « ma relation avec X » devant X, c'est un tribunal, pas un codev. Le conflit se travaille avec un autre cadre, posé avant, comme on le décrit sur se dire les choses en équipe.
  • Le groupe change à chaque séance. La confiance qui permet d'exposer un vrai doute se construit sur plusieurs séances avec les mêmes personnes. Un groupe à géométrie variable ne produit que des cas cosmétiques.
  • Vous n'avez qu'une seule séance. Une séance isolée, c'est un service rendu à une personne. Le codev commence à produire quand chacun est passé client au moins une fois, donc au bout de six à huit séances.
  • Vous cherchez une thérapie de groupe. Le codev porte sur la pratique professionnelle, l'action et la décision. Dès qu'une séance glisse vers la vie intérieure des participants, le facilitateur la ramène au travail.

Les questions qu'on nous pose sur le codéveloppement

Comment animer un codéveloppement ?

Six étapes dans l'ordre, un chronomètre visible, et deux règles qu'on tient sans exception : le client ne se défend pas pendant la consultation, les consultants ne donnent pas de leçon. Le facilitateur ouvre la séance en reposant le cadre et la confidentialité, fait choisir le client, puis fait passer le groupe par l'exposé, la clarification, le contrat, la consultation, la synthèse avec le plan d'action, et les apprentissages. Il n'apporte rien sur le fond. Son travail, c'est de couper la question qui cache un conseil pendant la clarification, de faire écrire le contrat au paperboard, de garder le client silencieux pendant la consultation, et de ne pas laisser sauter la dernière étape. Doux avec les personnes, dur avec le process : c'est ici que la formule prend tout son sens.

Le codéveloppement professionnel, c'est pour qui ?

Pour des pairs : des gens qui exercent des fonctions comparables et rencontrent des problèmes de même nature, sans lien hiérarchique direct si possible. Des dirigeants de PME entre eux, des managers de premier niveau entre eux. Trop hétérogène, les consultants n'ont pas de prise. Trop homogène, tout le monde a les mêmes angles morts. Le bon groupe, c'est une proximité de fonction et une variété de contextes. Et un groupe de 5 à 8 : en dessous, il manque des regards ; au-dessus, il faut plus d'un an pour que chacun passe client.

Animer un codéveloppement en interne, dans son propre CODIR, c'est jouable ?

Jouable, mais plus dur qu'entre dirigeants de sociétés différentes. Un directeur exposera-t-il vraiment un doute devant celui qui arbitre sa prochaine promotion ? Parfois oui, à deux conditions : un facilitateur externe, dont la neutralité protège la parole, et un dirigeant qui passe client comme les autres, le premier de préférence. S'il refuse de s'exposer, le groupe l'aura compris dès la première séance, et les cas suivants seront sans enjeu. Un CODIR où le patron ne passe jamais client, ce n'est pas un codev, c'est un exercice de style.

Une séance de codéveloppement dure combien de temps ?

90 minutes minimum, trois heures au plus, et deux heures dans la plupart des cas pour un groupe de six. Sous 90 minutes, la consultation est expédiée et le client repart avec trois conseils au lieu d'un plan. Au-delà de trois heures, on traite deux clients, et c'est fatigant. Un client me demandait si « l'heure et demie tous les mois » lui paraissait léger : pour un codev, non, c'est le bas de la fourchette, à condition de ne pas commencer en retard et de ne pas sauter la dernière étape. Le rythme mensuel, lui, ne se discute pas : plus espacé, on perd le fil ; plus dense, les gens n'ont pas le temps d'appliquer leur plan entre deux séances.

Codéveloppement : les étapes, on peut en sauter une ?

Non, et celles qu'on saute sont toujours les mêmes : le contrat et les apprentissages. Le contrat, c'est cinq minutes où le client dit ce qu'il attend du groupe, un éclairage, des pistes, un regard sur sa posture. Sans lui, les consultants répondent à la question qu'ils auraient aimé qu'on leur pose. Les apprentissages, ce sont les dix dernières minutes, où chacun dit ce qu'il emporte pour sa propre pratique. Sans eux, la séance a rendu service à une personne, et le groupe n'a rien appris. Les six étapes, dans l'ordre : exposé, clarification, contrat, consultation, synthèse et plan d'action, apprentissages. Le facilitateur est là pour ça.

Codev, coaching, formation : quelle différence ?

Le coaching travaille une personne seule, en profondeur, avec un professionnel en face. La formation transmet un contenu depuis quelqu'un qui sait. Le codev n'a ni expert ni programme : le savoir vient du groupe, à partir de cas vécus, et chacun apprend autant en aidant qu'en étant aidé. Les trois se complètent. Ce que le codev fait mieux que les deux autres, c'est entraîner la posture du manager qui fait réfléchir au lieu de décider à la place, sur des situations vraies.

Le déroulé du codéveloppement, minute par minute

Ce déroulé est calé sur un groupe stable de 6 pairs, une séance de deux heures, en présentiel, un facilitateur. Les durées se calent au ressenti du groupe ; l'ordre des étapes, jamais.

TempsCe qui se passeCe que fait le facilitateur
0 à 10 minOuverture : chacun dit en une phrase où il en est, rappel du cadre et de la confidentialité, choix du clientTient un tour d'inclusion court, redit les deux règles, fait choisir le client parmi ceux qui ne sont pas encore passés
10 à 25 minÉtape 1, l'exposé : le client raconte sa situation, les faits et sa manière de les vivreTient le silence des autres, n'interrompt que si le client tourne en rond
25 à 40 minÉtape 2, la clarification : questions d'information seulement, pas de solution déguiséeRenvoie toute question qui commence par « as-tu pensé à », tient le temps
40 à 45 minÉtape 3, le contrat : le client dit ce qu'il attend du groupeReformule le contrat, l'écrit au paperboard, le fait valider par le client
45 à 90 minÉtape 4, la consultation : les consultants réagissent, proposent, racontent ; le client écoute, note, ne répond pasDistribue la parole, coupe les leçons, garde le client dans le silence, relit le contrat si ça dérive
90 à 105 minÉtape 5, la synthèse et le plan d'action : le client dit ce qu'il retient, ce qu'il écarte, et trois prochains pas datésNe commente pas le plan, empêche le groupe de le commenter, note les dates
105 à 115 minÉtape 6, les apprentissages : chacun dit ce qu'il emporte pour sa propre pratiqueFait le tour, y compris le client, et pose une question de régulation sur le fonctionnement du groupe
115 à 120 minClôture : prochain client, prochaine dateFixe la date, rappelle la confidentialité, arrête à l'heure
La frise du déroulé du codéveloppementOuverture (10 min), Étape 1, l'exposé (15 min), Étape 2, la clarification (15 min), Étape 3, le contrat (5 min), Étape 4, la consultation (45 min), Étape 5, la synthèse et le plan d'action (15 min), Étape 6, les apprentissages (10 min), Clôture (5 min)Ouverture010 minÉtape 1, l'ex…1015 minÉtape 2, la c…2515 min405 minÉtape 4, la consultation4545 minÉtape 5, la s…9015 minÉtape 6,…10510 min1155 min120 minPhases proportionnelles à leur durée. En jaune : la phase qui fait la différence.
Le déroulé sur une ligne de temps. PDF A4 · PNG

Ce que vous dites, mot pour mot, pendant le codéveloppement

Ce sont les consignes telles qu'on les donne dans le cercle, une par étape. Elles sont courtes, parce que le facilitateur parle peu : il ouvre chaque étape, il la tient, et il se tait.

À l'ouverture. « Une phrase chacun : où en êtes-vous en arrivant ? Puis je redis les deux règles : le client ne se défend pas pendant la consultation, les consultants ne donnent pas de leçon. Ce qui se dit ici reste ici. Qui n'est pas encore passé client ? »

À l'exposé. « Vous avez un quart d'heure. Racontez la situation : les faits, et ce que ça vous fait. Les autres écoutent, personne n'interrompt. »

À la clarification. « Des questions d'information seulement : ce que vous avez besoin de savoir pour comprendre. Une question qui commence par "as-tu pensé à", c'est un conseil déguisé, je la renvoie. »

Au contrat. « Qu'attendez-vous du groupe aujourd'hui : un éclairage, des pistes, un regard sur votre posture ? Je l'écris au paperboard, et vous me dites si c'est bien ça. »

À la consultation. « À partir de maintenant, le client écoute et note. Il ne répond à rien, pas même "j'ai déjà essayé". Vous, vous réagissez, vous proposez, vous racontez ce que vous avez vécu. Vous ne dites pas ce qu'il faut faire. »

À la synthèse. « À vous : qu'est-ce que vous retenez, qu'est-ce que vous écartez, et quels sont vos trois prochains pas, avec une date ? Personne ne commente, moi non plus. »

Aux apprentissages. « Un tour, le client compris : qu'est-ce que vous emportez pour votre propre pratique ? Et une question sur nous : qu'est-ce qui a bien fonctionné dans le groupe aujourd'hui, et qu'est-ce qu'on change ? »

À la clôture. « Prochain client, prochaine date. Et je le redis : ce qui s'est dit ici reste ici. »

Avant le codéveloppement : ce qu'on prépare

La composition du groupe se décide une fois, et elle décide de tout. Des pairs, 5 à 8, stables sur au moins six séances. Si un participant ne peut s'engager que sur deux dates, il n'entre pas dans le groupe ; il entrera dans le suivant. C'est la seule condition que je pose sans négocier, parce qu'un groupe qui change de tête à chaque fois ne dépasse jamais les cas sans enjeu.

Le contrat de groupe, à la première séance. Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe. Ça se dit à voix haute, ça s'écrit, et tout le monde y répond. Le jour où une confidence ressort dans un couloir, le groupe se referme et il ne se rouvrira pas. Ajoutez les deux règles de séance : le client ne se défend pas pendant la consultation, les consultants ne donnent pas de leçon.

L'invitation, envoyée avant la première séance : ce qu'est le codev, ce que ce n'est pas, le rythme mensuel, la durée, et une consigne unique. Chacun vient avec une situation qu'il vit en ce moment, qui le concerne lui, et sur laquelle il a une marge d'action. Pas « mon N+1 est impossible ». Quelque chose qu'il peut bouger.

La salle : des chaises en cercle, sans table entre les gens. Un paperboard pour le contrat et le plan. Un chronomètre visible. En distanciel, ça fonctionne, à condition d'avoir toutes les caméras allumées et un document partagé pour le contrat et le plan. L'hybride, une partie en salle et l'autre à distance, non : le client qui expose face à un écran et une table ne sait plus à qui il parle.

Le cadrage avec le commanditaire, avant tout ça : deux à trois fois une heure. C'est là qu'on découvre souvent que la demande de codev cache une demande de cohésion, ou une décision que la direction n'ose pas prendre. Des managers issus de deux entités qui viennent de fusionner peuvent y apprendre à se faire confiance un par un ; mais si le besoin est de créer un collectif après une fusion, on commence par un temps collectif et on garde le codev pour la suite.

Après le codéveloppement : le lundi d'après

Le client repart avec son plan, trois pas datés, écrits de sa main. Il ne le partage pas au groupe par mail : il le tient. C'est lui qui fait le premier point.

À 48 heures, le premier pas du plan a démarré. Le facilitateur n'a rien à relancer : un client qu'il faut relancer sur un plan écrit de sa main, c'est un contrat mal posé.

À une semaine, rien de formel. Le facilitateur envoie les dates des séances suivantes et le nom du prochain client. Pas de compte-rendu : ce qui s'est dit reste dans le groupe, et un compte-rendu qui circule est une confidence qui circule.

À trois semaines, le client donne signe de vie au groupe en une ligne : ce qu'il a fait, ce que ça a donné. Ça ouvre la séance suivante, en deux minutes.

Le débrief à froid, à 15 ou 30 jours, avec le commanditaire, sur une seule question : est-ce que les gens sont venus avec de vrais cas, ou avec des cas de façade ? Si les cas sont cosmétiques, on n'ajoute pas de séances, on retravaille le cadre, et souvent la composition.

Les pièges du codéveloppement, vus en vrai

Le client qui se défend. Pendant la consultation, un consultant propose quelque chose, et le client répond « oui mais j'ai déjà essayé ». Il vient de fermer la porte, et les suivants se taisent. La règle est dure et elle est la bonne : le client écoute, note, et ne répond à rien. Il fera le tri à l'étape suivante, seul. Le facilitateur le lui rappelle une fois avec le sourire, et une deuxième fois sans.

Le consultant qui donne la leçon. « Moi, à ta place, il y a longtemps que j'aurais… » C'est du conseil directif habillé en partage, et ça tue la réflexion du client. Un consultant raconte ce qu'il a vécu, pose une hypothèse, avance une piste. Il ne dit pas ce qu'il faut faire. Quand un groupe a du mal à varier ses angles, une séance avec les six chapeaux de Bono pendant la consultation aide : le chapeau noir pour les risques, le jaune pour ce qui pourrait marcher, chacun son tour.

Le contrat expédié. Cinq minutes que tout le monde veut sauter pour « entrer dans le vif ». Résultat, le client voulait un regard sur sa posture, le groupe lui a donné quarante minutes de solutions techniques. Le facilitateur écrit le contrat au paperboard et le relit à voix haute dès que la consultation dérive.

Le cas cosmétique. Un participant apporte une situation sans enjeu, un problème d'organisation de réunion, pour ne pas montrer ce qui le tient vraiment. C'est normal aux deux premières séances. Ça devient un piège quand ça dure, et là ce n'est pas le participant qu'il faut pousser, c'est le cadre qu'il faut vérifier : confidentialité tenue, dirigeant passé client, groupe stable.

La dernière étape sautée. Le plan est écrit, tout le monde range ses affaires, et les dix minutes d'apprentissages sautent, avec la moitié de la valeur de la séance. C'est l'étape où un cas individuel devient un apprentissage pour six personnes. Le facilitateur la protège en démarrant la synthèse à l'heure, pas en la coupant à la fin.

Le facilitateur qui a un avis. Il connaît le sujet, il a une idée, et il la glisse « juste pour compléter ». À partir de là, le groupe attend son verdict à chaque séance. Le facilitateur tient le process, et rien d'autre. S'il ne peut pas garder son avis pour lui, il faut un autre facilitateur. C'est aussi pour ça qu'on ouvre chaque séance par un temps d'inclusion court : ça remet chacun à sa place, facilitateur compris.

Adapter le codéveloppement : distanciel, petit groupe, grand groupe

En distanciel

Ça fonctionne, à deux conditions : toutes les caméras allumées, du début à la fin, et un document partagé pour le contrat et le plan d'action, à la place du paperboard. Les six étapes et les durées ne changent pas. Ce qui casse, c'est le silence du client pendant la consultation : à distance, couper son micro l'aide à ne pas répondre.

L'hybride, une partie du groupe en salle et l'autre à distance, non : le client qui expose face à un écran et une table ne sait plus à qui il parle. C'est le pire des deux mondes.

Avec un petit groupe

Sous 5 personnes, il manque des regards : trois consultants font trois angles, et le client repart avec trois avis au lieu d'un plan. Une absence ponctuelle à quatre, on tient la séance. Un groupe construit à trois ou quatre, non : attendez le groupe suivant.

Quand vous n'avez pas cinq pairs dans la maison, c'est là que le codev entre dirigeants d'entreprises différentes prend son sens. Six patrons de PME, sans lien entre eux, une fois par mois pendant un an. Mêmes six étapes, un client par séance, un facilitateur. Ce qui change, c'est la liberté de parole : personne dans la pièce n'a de pouvoir sur personne, donc les cas sont vrais dès la première séance et la confidentialité est plus facile à tenir. C'est la version qui sort le plus vite un dirigeant de son isolement. Elle demande un facilitateur qui recrute le groupe avec soin, fonctions comparables et secteurs différents, et qui tient la régularité quand les agendas se tendent.

Avec un grand groupe

Au-delà de 8, il faut plus d'un an pour que chacun passe client : faites deux groupes, avec un facilitateur chacun, et ne les mélangez pas. Au-delà de 50, ce n'est plus un codev, c'est un séminaire : le format se joue en groupes parallèles de 6 à 8, chacun avec son cercle et son facilitateur, ou vous choisissez un autre format. Un codev en plénière n'existe pas.

Pour aller plus loin que le codéveloppement

Méthodes liées

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Méthode · Débutant

Temps d'inclusion

Le temps d'inclusion ouvre un atelier ou une réunion : chacun dit où il en est face au sujet du jour, sans commentaire. 15 à 30 min, à la place de l'icebreaker.

Durée
10 min à 30 min
Participants
4 à 60

Méthode · Intermédiaire

Six chapeaux de Bono

Les six chapeaux de Bono font réfléchir un groupe de 5 à 20 sous un seul angle : faits, émotions, risques, bénéfices, options, pour dépolariser un débat.

Durée
45 min à 2 h
Participants
5 à 20

Méthode · Intermédiaire

Décision par consentement

La décision par consentement adopte une proposition dès que personne n'a d'objection argumentée, en 20 à 90 minutes. Le format d'un CODIR qui doit trancher.

Durée
20 min à 1 h 30
Participants
3 à 15

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