Méthode · Yoan Lureault, Insuffle
MOST : mission, objectifs, stratégie, tactique sur une page
Le canevas MOST met mission, objectifs, stratégie, tactique sur une page, en 60 à 120 minutes avec un CODIR de 3 à 12, pour relier les intentions aux actions.
Le canevas MOST met mission, objectifs, stratégie, tactique sur une seule page : une pyramide à quatre étages, qui se lit de haut en bas, et où chaque étage découle de celui du dessus. Il sert à un comité de direction de 3 à 12 personnes à vérifier, en 60 à 120 minutes, que tout le monde raconte la même histoire, de la raison d'être jusqu'à ce qu'on fait lundi. C'est l'outil qu'on sort quand un dirigeant dit « on sait qu'on veut faire un milliard en 2030, mais comment on y va ».
À quoi sert vraiment le canevas MOST
Le problème qu'il résout, je l'entends à chaque cadrage de séminaire stratégique. Il y a une stratégie, elle est dans un document de quarante pages, elle a été présentée deux fois. Et quand je demande à chaque membre du comité de me la dire en une phrase, j'obtiens huit phrases différentes. Pas fausses. Différentes. Chacun a retenu l'étage qui le concerne : le directeur commercial parle chiffre, la DRH parle organisation, le DSI parle outils. Personne n'a tort, et personne ne tient l'ensemble.
Un DSI nous l'a résumé en trois mots : « il manque un cap ». Ce n'est pas qu'il n'y avait pas de plan. C'est que le plan ne descendait pas d'une intention lisible, et que les actions ne remontaient à rien.
La pyramide force cette lecture. En haut, la mission : pourquoi on existe, ce qui ne change pas quand tout le reste change. En dessous, les objectifs : ce qu'on veut avoir atteint, à une date, et qu'on peut constater. Puis la stratégie : les choix qu'on fait pour y arriver, et donc ceux qu'on ne fait pas. En bas, la tactique : ce qu'on fait concrètement, qui, quand. Le long de la pente, deux traversées : les intentions, en haut, et les décisions puis les actions, en bas.
Le test, c'est de remonter. Pourquoi cette action ? À cause de ce choix. Pourquoi ce choix ? Pour atteindre cet objectif. Pourquoi cet objectif ? Parce que c'est notre mission. Quand la chaîne casse quelque part, vous avez trouvé le trou. En général, il est entre les objectifs et la stratégie : les objectifs sont ambitieux, la stratégie est une liste de projets en cours, et rien ne relie les deux.
« Sur une page », ce n'est pas un détail. Un document de quarante pages, chacun en lit dix. Une page affichée au mur, tout le monde la lit en entier, et tout le monde voit le même trou. C'est ce qui manque à un CODIR qui ne décide pas : pas des analyses, une vue partagée assez courte pour qu'on ne puisse plus se cacher derrière sa direction.
Ce n'est pas un business plan et ce n'est pas un plan d'action. C'est le squelette entre les deux. Si vous cherchez le cap avant tout, la boussole stratégique d'équipe fait plus court. Si vous cherchez ce qui donne envie, le canevas du Futur Désiré® travaille l'étage du haut plus profondément. Le canevas à quatre étages est celui qui relie les deux au concret.
Quand ne pas utiliser le canevas MOST
- La mission est un slogan auquel personne ne croit. Si l'étage du haut est une phrase écrite sur un mur il y a dix ans, tout ce qui descend en dessous sera faux avec application. Travaillez d'abord l'intention avec le Futur Désiré®, et revenez au canevas quand il y a une phrase qu'on peut dire sans rire.
- Vous attendez un plan d'action détaillé. L'étage tactique, c'est cinq à dix mouvements avec un nom et une date. Ce n'est pas un rétroplanning, et le canevas ne vous en donnera pas un. Le rétroplanning vient après, par direction.
- Les choix de stratégie se prennent ailleurs que dans la salle. Si le siège, le groupe ou l'actionnaire a déjà fixé la stratégie, vous ferez remplir un étage que le comité ne peut pas changer. Il s'en rendra compte, et vous perdrez la confiance pour les deux étages restants. Dites qui décide de quoi avant de sortir le canevas.
- Vous avez moins d'une heure. Quatre étages en 45 minutes, c'est un exercice de vocabulaire. Il faut le temps de se disputer sur les objectifs, sinon on écrit ceux du budget.
- Le comité est en conflit ouvert. Deux directeurs qui ne se parlent plus rempliront le canevas avec une politesse parfaite, et rien ne tiendra. Le canevas suppose un collectif capable de désaccord de travail. Sinon, il faut d'abord dénouer.
Les questions qu'on nous pose sur le canevas MOST
Comment remplir le canevas MOST avec un CODIR ?
De haut en bas, un étage à la fois, sans descendre tant que l'étage du dessus ne tient pas en une phrase que tout le monde peut redire. Chacun écrit seul d'abord, puis on lit à voix haute, puis on converge. Le facilitateur ne remplit rien : il pose la question de l'étage, tient le temps, et refuse de passer à l'étage suivant quand la phrase est molle. Le dirigeant participe comme les autres, avec une règle : il parle en dernier sur la mission, sinon il n'y a qu'une phrase dans la salle, la sienne.
La méthode MOST, c'est quoi exactement ?
Quatre étages qui s'emboîtent : Mission, Objectifs, Stratégie, Tactique, d'où le nom. L'acronyme existe dans plusieurs cabinets sous des formes voisines. La version Insuffle est un canevas dessiné, une pyramide sur une page A4, avec deux traversées sur la pente : les intentions d'un côté, les décisions et les actions de l'autre. C'est le dessin qui fait le travail : on voit tout de suite quand un étage est vide, ou quand la tactique est trois fois plus fournie que la stratégie.
Comment aligner mission et objectifs quand chaque direction a les siens ?
En écrivant les objectifs du comité, pas ceux des directions. C'est la bagarre utile de l'atelier. Chaque directeur arrive avec ses trois objectifs annuels, et si vous les empilez, vous avez quinze objectifs et aucune mission. La consigne est simple : trois objectifs au maximum pour l'ensemble, et chacun doit pouvoir dire en quoi il sert la phrase du haut. Un objectif qu'une seule direction porte et que les autres ne peuvent pas relier à la mission n'est pas un objectif du comité, c'est une ligne de budget. Il redescend en tactique, ou il sort de la page.
Un atelier stratégie CODIR avec ce canevas, ça prend combien de temps ?
Deux heures pour huit personnes, quand le cadrage a été fait. Une heure suffit à un comité de trois ou quatre qui travaille ensemble depuis longtemps. Au-delà de deux heures, ce n'est plus un canevas, c'est un séminaire, et le canevas en est une pièce parmi d'autres. Ce qui prend du temps, ce n'est pas d'écrire, c'est de renoncer : l'étage stratégie ne tient que si on a barré des choses.
Faut-il commencer par la mission ou par la tactique ?
Par la mission, toujours, sauf en relecture. Un comité qui commence par la tactique liste ce qu'il fait déjà, puis invente une stratégie qui justifie la liste, puis des objectifs qui justifient la stratégie. C'est l'exercice inverse : rendre cohérent l'existant. Ça rassure, ça ne décide rien. On commence par la tactique dans un seul cas, la variante de relecture en fin de page, et on le fait en le disant.
MOST ou Boussole 4C : lequel choisir ?
La Boussole quand il manque un cap, le canevas à quatre étages quand le cap existe et que rien ne descend. La Boussole se remplit en trente minutes, à cinq, et dit si vous vous éloignez de la route. Le canevas prend deux heures et dit si votre route est cohérente d'un bout à l'autre. Dans une démarche complète, la Boussole vient en premier, le canevas en second, et la décision par consentement tranche ce que le canevas a fait apparaître.
Ça marche en distanciel ?
Oui, avec un tableau blanc partagé et la pyramide dessinée dessus, à condition de garder le temps seul avant chaque étage. En visio, la tentation est de remplir en direct, le dirigeant au clavier. Résultat, le canevas du dirigeant. Demandez à chacun d'écrire dans une zone à son nom, coupez le micro pendant trois minutes, puis lisez. L'hybride, une moitié en salle, l'autre à distance, c'est le pire des deux mondes : ceux de la salle négocient entre eux et ceux de l'écran regardent.
Le déroulé du canevas MOST, minute par minute
Ce déroulé est calé sur un comité de direction de 8 personnes, deux heures, un facilitateur, le canevas A4 devant chacun et la pyramide au mur. Adaptez les durées, pas l'ordre des étages.
| Temps | Ce qui se passe | Ce que fait le facilitateur |
|---|---|---|
| 0 à 10 min | Inclusion : chacun dit en une phrase ce qu'il croit être la mission de la maison, sans notes | Écoute, note les phrases au mur telles quelles, ne commente pas |
| 10 à 20 min | Cadre : la pyramide, les quatre étages, la règle du haut vers le bas, qui décide de quoi | Dessine la pyramide en grand, dit ce que le comité peut et ne peut pas changer |
| 20 à 40 min | Mission : chacun écrit seul sa phrase (3 min), lecture, convergence vers une phrase | Fait parler le dirigeant en dernier, refuse toute phrase de plus de vingt mots |
| 40 à 65 min | Objectifs : chacun en propose trois, on garde trois pour le comité, chacun relié à la mission | Demande « en quoi ça sert la phrase du haut » à chaque objectif, renvoie le reste en tactique |
| 65 à 75 min | Pause, puis lecture de la traversée intentions : la mission et les objectifs, lus d'un souffle | Fait lire par quelqu'un d'autre que le dirigeant |
| 75 à 100 min | Stratégie : les choix qu'on fait, et ce qu'on arrête de faire | Exige au moins une chose barrée par choix retenu |
| 100 à 110 min | Tactique : cinq à dix actions, un nom, une date, dans l'étage du bas | Tient le nombre, refuse les actions sans porteur |
| 110 à 120 min | Lecture de bas en haut, test de la chaîne, suite et cadence | Nomme les ruptures de chaîne sans les corriger, fixe les dates de la suite |
Ce que ça contient
- Le canevas MOST A4
- Les 4 étages et les 2 traversées (intentions ; décisions et actions)
Supports à télécharger
Vous pouvez imprimer et utiliser ce support dans vos ateliers. Vous ne pouvez pas le vendre, le modifier ni retirer la mention Insuffle.
Ce que vous dites, mot pour mot, pendant le canevas MOST
Ce sont les consignes telles qu'on les donne devant la pyramide, un étage après l'autre. Le facilitateur ne remplit rien : il pose la question de l'étage, et il refuse de descendre tant que la phrase est molle.
À l'inclusion. « Sans notes, en une phrase : quelle est la mission de la maison, telle que vous la diriez ? Je note vos phrases au mur, telles quelles, et je ne commente pas. »
Au cadre. « Une pyramide, quatre étages : mission, objectifs, stratégie, tactique. On la lit de haut en bas, et on ne descend pas tant que l'étage du dessus ne tient pas en une phrase que tout le monde peut redire. Voilà ce que ce comité peut changer aujourd'hui, et ce qu'il ne peut pas. »
À la mission. « Trois minutes, seul, votre phrase. Vingt mots maximum : au-delà, je la refuse. Puis on lit à voix haute, et le dirigeant parle en dernier. »
Aux objectifs. « Trois objectifs chacun, puis trois pour le comité, pas quinze. Pour chacun, la même question : en quoi ça sert la phrase du haut ? Ce qui ne s'y relie pas descend en tactique, ou sort de la page. »
À la traversée. « Quelqu'un d'autre que le dirigeant lit la mission et les trois objectifs, d'un souffle. Est-ce que ça raconte une seule histoire ? »
À la stratégie. « Les choix qu'on fait pour y arriver, et donc ceux qu'on ne fait pas. Pour chaque choix retenu, au moins une chose barrée. Une stratégie qui ne renonce à rien est un sommaire. »
À la tactique. « Cinq à dix actions, pas plus, dans l'étage du bas. Un nom et une date pour chacune. Une action sans porteur n'entre pas sur la page. »
À la lecture finale. « On remonte : pourquoi cette action ? À cause de quel choix ? Pour quel objectif ? Au nom de quelle mission ? Là où ça casse, je le nomme, je ne le corrige pas. Puis les dates de la suite. »
Avant le canevas MOST : ce qu'on prépare
La question d'abord, comme pour tout atelier. Ici, elle est presque toujours la même : « qu'est-ce qu'on fait l'an prochain, et pourquoi ? ». Ce qui change, c'est l'horizon (un an, trois ans) et le périmètre (la maison entière, une business unit). Fixez les deux avec le commanditaire, et écrivez-les dans la bannière en haut du canevas. Un canevas sans horizon donne une mission éternelle et une tactique pour la semaine prochaine, avec rien entre les deux.
Le cadrage, deux à trois fois une heure, et souvent plus. C'est là qu'on apprend que la stratégie est déjà décidée, ou que le dirigeant veut « faire adhérer » à son canevas. Dans ce cas, on ne fait pas l'atelier, ou on le fait autrement : le dirigeant présente sa mission, et le comité travaille les trois étages du dessous. Ce n'est pas la même chose que de faire semblant. Si l'atelier s'inscrit dans une journée plus large, préparer un séminaire d'entreprise décrit ce cadrage en détail.
Qui décide de quoi, dit avant. La mission, en général, appartient au dirigeant : le comité la formule, il la valide. Les objectifs et la stratégie appartiennent au comité. La tactique appartient à chaque direction. Si ce n'est pas dit avant, chacun croit que tout se vote, et le dirigeant reprend tout à la fin.
L'invitation dit pourquoi on se réunit, avec quoi on veut repartir (une page, quatre étages remplis, lisible par n'importe qui dans l'entreprise), et demande à chacun d'arriver avec une phrase de mission dans la tête. Pas avec ses objectifs de direction : il les a déjà.
Le matériel. Un canevas A4 par personne, la pyramide redessinée en grand, des post-it pour les objectifs et les actions (on les déplace beaucoup), un chronomètre. En distanciel, le tableau blanc préparé avec la pyramide et une zone par personne.
Après le canevas MOST : le lundi d'après
Le lundi d'après, le canevas existe en deux versions : la photo du mur, avec les ratures, et une page propre. Les deux partent aux participants dans les 48 heures. La page propre ne réécrit rien : elle recopie. Un objectif qui a été discuté vingt minutes ne se reformule pas en style corporate le lundi.
Dans la semaine, chaque directeur décline : il prend l'étage stratégie du comité comme point de départ et écrit la tactique de sa direction en dessous, sur le même canevas. C'est le moment où l'on découvre les directions dont la tactique ne sert aucun choix du comité. Ce n'est pas un problème de la direction, c'est une information pour le comité.
À trois semaines, la première action de l'étage du bas a démarré, ou pas, et on le dit en cinq minutes en ouverture de CODIR. Le canevas ne tient que s'il est relu. Ce qu'on met en route le lundi pour que ça ne s'étiole pas est décrit dans le plan d'action après séminaire : cadence à 48 heures, une semaine, trois semaines.
Débrief à froid avec le dirigeant à 15 ou 30 jours. Une seule question : est-ce que la page est encore au mur, et est-ce que quelqu'un l'a modifiée ? Si personne n'y a touché, elle est morte. Un canevas vivant se rature.
Les pièges du canevas MOST, vus en vrai
La mission en trois lignes. Un comité qui n'arrive pas à choisir écrit une mission qui contient tout : les clients, les collaborateurs, la planète et les actionnaires. Trois lignes, quatre virgules, zéro choix. Tout ce qui descend en dessous pourra se justifier par un bout de la phrase. La règle des vingt mots n'est pas une coquetterie, c'est ce qui oblige à trancher.
Les objectifs qui sont des actions. « Ouvrir une agence à Lyon » n'est pas un objectif, c'est une tactique. « Être présent sur trois régions à fin 2027 » est un objectif, et l'agence de Lyon est une des façons d'y arriver. Quand l'étage objectifs se remplit d'actions, le comité a sauté deux étages, et la stratégie restera vide.
La stratégie qui ne renonce à rien. Un étage stratégie qui liste six axes, tous compatibles, tous déjà en cours, n'est pas une stratégie : c'est un sommaire. Une stratégie se reconnaît à ce qu'elle barre. Si aucun projet n'a été arrêté pendant l'atelier, l'étage est à refaire.
Le canevas rempli par le dirigeant la veille. Il arrive avec sa pyramide, propre, et propose de « la partager pour la challenger ». Personne ne la challenge. Si le dirigeant a déjà sa réponse, on le sait au cadrage, et on ne fait pas semblant : il présente la mission, le comité travaille le reste, et c'est dit comme ça.
La tactique remplie en premier. L'étage du bas est le plus facile et le plus rassurant, alors la salle y va d'elle-même. Un comité qui a listé vingt actions en dix minutes a l'impression d'avoir travaillé. Il n'a rien décidé. Le facilitateur tient l'ordre des étages, même quand la salle s'impatiente.
Le canevas sans lundi. Une page remplie et personne ne la relit. Un client nous a dit, sur un autre format, « on a fait beaucoup d'ateliers, mais on n'a pas rempli le plan d'action ». Ici, le risque est pire : la page a l'air d'un plan. Si rien n'est prévu à 48 heures et à une semaine, ne faites pas l'atelier.
Adapter le canevas MOST : distanciel, petit groupe, grand groupe
En distanciel
Oui, avec un tableau blanc partagé, la pyramide dessinée dessus et une zone au nom de chacun, à condition de garder le temps seul avant chaque étage. En visio, la tentation est de remplir en direct, le dirigeant au clavier ; résultat, le canevas du dirigeant. Demandez à chacun d'écrire dans sa zone, coupez les micros trois minutes, puis lisez. Comptez deux heures, comme en salle, avec une vraie pause.
L'hybride, une moitié en salle et l'autre à distance, c'est le pire des deux mondes : ceux de la salle négocient entre eux et ceux de l'écran regardent.
Avec un petit groupe
Sous 3 personnes, il n'y a plus de désaccord de travail, et c'est le désaccord qui fait tenir l'étage stratégie. Un dirigeant seul, ou avec son bras droit, peut remplir le canevas, mais c'est une préparation, pas un atelier : la page qu'il en sort est celle qu'il présentera au comité, et c'est dit comme ça. Un comité de trois ou quatre qui travaille ensemble depuis longtemps tient en une heure.
C'est aussi avec un petit comité qui a déjà un canevas depuis un an que la relecture vaut le coup, et c'est le seul cas où l'on remplit de bas en haut. On part de ce que l'équipe a réellement fait ces six derniers mois : les dix actions qui ont pris le plus de temps, dans l'étage tactique. Puis on remonte : quel choix ces actions servent-elles, quel objectif, quelle mission ? On obtient la stratégie réelle, celle qu'on lit dans les agendas, et on la pose à côté de la stratégie déclarée. L'écart entre les deux est la matière du séminaire suivant. On le fait en disant qu'on inverse l'ordre, et pourquoi.
Avec un grand groupe
Au-delà de 12, ce n'est plus un comité, c'est un séminaire, et le canevas en est une pièce parmi d'autres. La mission et les objectifs se travaillent avant, par le comité ; en séminaire, des tables de 6 à 8 travaillent chacune la stratégie et la tactique de leur périmètre sous la même phrase du haut, et on compare les pages. Au-delà de 50, ne faites pas remplir une pyramide en plénière : vous obtiendrez la mission du dirigeant et la tactique de tout le monde, sans rien entre les deux.
Pour aller plus loin que le canevas MOST
Méthodes liées
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Méthode · Débutant
Boussole 4C, la boussole stratégique d'équipe en 30 minutes
La Boussole 4C, boussole stratégique d'équipe en 4 cases (Cap, Contraintes, Capacités, Cadence), se remplit seul ou à cinq en 30 minutes et dit si on dévie.
Méthode · Intermédiaire
Décision par consentement
La décision par consentement adopte une proposition dès que personne n'a d'objection argumentée, en 20 à 90 minutes. Le format d'un CODIR qui doit trancher.
Méthode · Intermédiaire
Futur Désiré®, l'atelier : le canevas et la phrase
Le Futur Désiré® est un atelier de 90 minutes à 4 heures où une équipe de 4 à 15 écrit ce qu'elle veut devenir : un canevas, une phrase, un premier pas.
Situations où ça sert
- Le plan d'action après séminaire : repartir avec du concret et que ça tienne le lundi d'après
- Un CODIR qui ne décide pas : comment en sortir
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